5 ans déjà…

Voilà plus de 5 ans que je n’ai pas écrit… Mon dernier billet parlait du décès de la grand-mère de mon mari, en avril 2013. Depuis il s’en est passé des choses, dans mon monde invisible… J’ai vécu des événements difficiles ces dernières années, une fausse couche, la maladie de ma meilleure amie puis son décès en janvier 2016… Le départ de ma grand-mère il y a un an… Puis des soucis de santé qui m’ont obligé à subir une grosse intervention chirurgicale en début d’année.

Cela fait un moment que j’éprouve le besoin d’écrire mais je n’y arrivais pas. Beaucoup de souffrance dans mon entourage, beaucoup de souffrance et de colère dans mon cœur… Difficile de mettre des mots sur ce que Moi je ressens, de décrire mes contacts avec ces êtres chers que j’ai perdu. Impossible jusqu’à présent de mettre à nu cette intimité que m’accordent ces âmes en pensant à mes proches qui vivent ces deuils comme ils peuvent… Être privilégiée que je suis, avoir la chance de continuer à les voir, les entendre et leur parler alors que les proches n’ont pas cette possibilité là… J’aurai été bien égoïste d’étaler ces messages comme ça… J’avais besoin d’une autorisation, pour ne pas heurter, pour ne pas remuer l’insupportable, la douleur, la tristesse, le vide et le manque…

Besoin de cette autorisation, celle de L., le mari de ma meilleure amie pour pouvoir quelque part faire mon deuil à moi. Il aura fallu presque 3 ans pour lui poser la question « Est-ce que je peux écrire sur M. ? ». Je n’étais pas prête avant, il faut du temps pour « digérer ». Mais ça me titille depuis quelques mois. Ce n’est plus une envie mais un besoin que de parler d’elle, de ses visites, du fauteuil en rotin où elle s’asseyait qui crac ou se déplace, de son parfum, de son caractère bien trempé qui me dit « tu es têtue ! » quand je lutte dans mon évolution… Aujourd’hui je suis prête. Prête à parler de sa présence, prête à parler des visites de ma grand-mère et prête aussi à parler de ce petit être qui n’a jamais vu le jour mais qui est quand même à mes côtés de temps en temps…

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