Samhain

Samhain, fête celtique qui marque le nouvel an et annonce le début du Temps Noir… C’est aussi un jour en dehors du temps qui permets aux vivants de rencontrer les défunts. Les entités non réincarnées se font un malin plaisir de venir nous chatouiller…

Ahhh le bonheur pour les médiums !!

Moué… Moi je passerai bien mon tour…

Samhain se fête le 01 Novembre, mais les portes de l’au-delà sont ouvertes 3 jours avant et 3 jours après et c’est dans la nuit du 31 octobre au 01 Novembre que les énergies sont les plus puissantes.

Cette année encore je n’ai pas échappé à cette ouverture entre nos deux mondes.

J’ai fêté « Halloween » avec des amis. Cela faisait déjà 2 jours que je ressentais beaucoup d’entités passer autour de moi et autour des gens avec qui j’ai été en contact. La soirée et la nuit du 31 au 01 s’est déroulée dans un tourbillon d’entités. Des âmes errantes qui ne savent même pas qu’elles ne font plus parties du monde terrestre, des âmes en demande de pardon ou encore des âmes en paix qui veulent seulement montrer qu’elles sont là… Des âmes d’adultes, parfois très anciennes, parfois très jeunes… Mais aussi des âmes d’enfants.

L’incorporation de ces entités dans mon corps physique est tellement douloureux… Frissons, nausées, palpitations, maux de tête… L’incorporation dans mon corps astral l’est encore plus… L’impression de n’être plus moi-même, de perdre le contrôle de mes pensées et de mes émotions. Ces âmes profitent du canal que je suis pour faire passer leurs propres émotions. Et une entité qui souffre ou qui vous fait vivre sa vie terrestre ou encore sa mort, comment dire… C’est juste insupportable.

Aujourd’hui je suis encore chamboulée par les émotions que j’ai vécu dans la nuit d’Halloween… La porte entre nos deux mondes est encore ouverte et les entités ne se privent pas. Je pense en particulier à celle d’un nouveau-né… Il y avait cette jeune femme à la soirée d’Halloween, qui a perdu son premier enfant quelques minutes après sa naissance… Dès qu’elle est entrée il y avait cette petite lumière très étincelante au-dessus de son épaule gauche qui m’a permis de comprendre tout de suite qu’elle avait perdu un enfant. Son histoire, je l’ai su par la suite, en discutant avec elle. Mais moi j’ai vécu et ressenti la courte vie et la mort de ce nourrisson… L’incorporation de cette petite lumière m’a bouleversé. Ma propre histoire retentissait, avec ma petite étoile au-dessus de mon épaule… Il arrive de temps en temps que ce bébé que j’ai perdu se manifeste, toujours en petite lumière très forte mais très douce à la fois, elle ressemble à une luciole. Cette nuit-là mon étoile était avec moi, à essayer de m’apaiser, à essayer de me protéger de cette incorporation douloureuse…

Comment accepter ces situations ? Comment me protéger de ces entités qui me passent dedans avec une telle violence ? J’ai beau me protéger avec mes rituels de purifications et de protections, cela n’est pas suffisant pour couper le canal que je suis…

Vivement la fermeture des portes…

5 ans déjà…

Voilà plus de 5 ans que je n’ai pas écrit… Mon dernier billet parlait du décès de la grand-mère de mon mari, en avril 2013. Depuis il s’en est passé des choses, dans mon monde invisible… J’ai vécu des événements difficiles ces dernières années, une fausse couche, la maladie de ma meilleure amie puis son décès en janvier 2016… Le départ de ma grand-mère il y a un an… Puis des soucis de santé qui m’ont obligé à subir une grosse intervention chirurgicale en début d’année.

Cela fait un moment que j’éprouve le besoin d’écrire mais je n’y arrivais pas. Beaucoup de souffrance dans mon entourage, beaucoup de souffrance et de colère dans mon cœur… Difficile de mettre des mots sur ce que Moi je ressens, de décrire mes contacts avec ces êtres chers que j’ai perdu. Impossible jusqu’à présent de mettre à nu cette intimité que m’accordent ces âmes en pensant à mes proches qui vivent ces deuils comme ils peuvent… Être privilégiée que je suis, avoir la chance de continuer à les voir, les entendre et leur parler alors que les proches n’ont pas cette possibilité là… J’aurai été bien égoïste d’étaler ces messages comme ça… J’avais besoin d’une autorisation, pour ne pas heurter, pour ne pas remuer l’insupportable, la douleur, la tristesse, le vide et le manque…

Besoin de cette autorisation, celle de L., le mari de ma meilleure amie pour pouvoir quelque part faire mon deuil à moi. Il aura fallu presque 3 ans pour lui poser la question « Est-ce que je peux écrire sur M. ? ». Je n’étais pas prête avant, il faut du temps pour « digérer ». Mais ça me titille depuis quelques mois. Ce n’est plus une envie mais un besoin que de parler d’elle, de ses visites, du fauteuil en rotin où elle s’asseyait qui crac ou se déplace, de son parfum, de son caractère bien trempé qui me dit « tu es têtue ! » quand je lutte dans mon évolution… Aujourd’hui je suis prête. Prête à parler de sa présence, prête à parler des visites de ma grand-mère et prête aussi à parler de ce petit être qui n’a jamais vu le jour mais qui est quand même à mes côtés de temps en temps…

Esprit, es-tu là?

Je parlais dans le billet « Le meilleur comme le pire » des séances de spiritisme que je pratiquais quand j’avais 16 ans.

Cet article est le commencement de ma descente aux enfers…

J’ai mis du temps à écrire ce billet. Beaucoup de souvenirs que j’avais peur de voir resurgir, me replonger dans les abîmes du fond astral me donne encore la chair de poule…

Allez je me lance !

Beaucoup d’adolescents passent par la période très intelligente des séances de spiritisme… Comme ça, juste pour rire, pour se faire remarquer, pour montrer que l’on n’est pas si banal que ça, pour se prouver aussi à soi même que l’on a un certain pouvoir sur les autres.

Alors un jour, on réunit la bande de copains, dans la chambre de la maison familiale c’est encore mieux, là où l’on dort toutes les nuits… Histoire de faire tout ce qu’il ne faut pas faire…

Une séance, ça se prépare. Il faut un guéridon, un verre à pied, une bougie blanche, des bouts de papier où l’on aura inscrit au crayon gris les lettres de l’alphabet, un morceau de papier avec écrit « oui » et un autre « non ». Une sorte de Ouija.

Tout le monde se réunit autour de ce guéridon. Nous sommes, à chaque séance, environ 4 à 6 personnes.

C’est moi qui mène, je suis le maître de séance. Celui qui à pour but et pour devoir d’allumer la bougie, d’appeler un esprit, de contrôler les événements et d’arrêter la séance.

Malheureusement, quand on débute et surtout quand on fait ce genre de chose juste pour impressionner l’entourage, forcément, on ne contrôle rien, on ne sait pas se protéger ni protéger les autres… On ne sait pas quel genre d’entité va entrer en contact ni encore moins comment le faire partir.

J’ai ce souvenir, de cette première tentative où au bout de quelques minutes, nous sentons un air froid qui se balade dans la pièce. Nous sommes 6 pour cette première expérience, un après-midi. La flamme de la bougie s’agite dans tous les sens, elle devient grande puis minuscule…Le contact est établi, nous pouvons alors commencer.

Les réponses sont assez rapides à venir pour une première fois. Nous posons des questions superficielles pour tester les réponses de notre « invité ». Du genre quelle est la couleur du caleçon du copain assis en face ! Nous sommes tous mort de rire, nous ne prenons pas ça au sérieux. Sauf que le verre nous donne la couleur alors que le copain n’avait pas posé son doigt sur le verre. Plusieurs questions du même genre sont posées, les réponses sont bluffantes. Coïncidence où pas ? A partir de ce moment nous essayons d’être un peu plus sérieux, nous passons à des questions existentielles, l’au-delà existe-t-il vraiment ? Comment est-ce de l’autre côté ? Est-ce que nos proches sont heureux ?

Il y a toujours cet air frais qui nous enveloppe, qui nous donne des frissons et la chair de poule. Personne, autour de cette table, ne se sent totalement à l’aise. Nous nous regardons, à chaque réponse donnée, sans dire un mot… Plus la séance avance plus nous nous sentons mal.

Le verre devient de plus en plus incontrôlable, il bouge très vite, nos doigts ne suivent plus…

La flamme de la bougie s’éteint et se rallume toute seule. Là, c’est l’angoisse qui commence pour tout le monde. Cet air froid tourbillonne de plus en plus vite…

Personne n’a pensé poser la question indispensable au début de la séance… C’était bien évidemment à moi de la poser… « Esprit, qui es-tu ? »

Avec l’expérience que j’ai aujourd’hui je sais que même si j’avais posé cette question, cet esprit ne m’aurait pas dit ce que je voulais entendre. Il est rare qu’un esprit appelé soit vraiment celui que l’on a demandé… C’est là le piège des séances de spiritisme quand on ne gère rien… Avoir affaire à un esprit du bas fond alors que l’on pense être en contact avec une sorte d’ange…

Ce genre d’entité est constamment présent autour de nous. Il suffit d’un moment de faiblesse ou de curiosité malsaine pour qu’ils entrent en scène…

Certains de mes amis disent qu’ils veulent arrêter là, que c’est du n’importe quoi, que c’est l’un d’entre nous qui provoque ces phénomènes. Un des copains se lève pour allumer la lumière. L’interrupteur ne marche pas. Je vois la panique sur certains visages… Il se rassoit en disant que ce n’est pas drôle du tout et qu’il fallait que je remette le courant. Je suis aussi perplexe que les autres, je ne comprends pas ce qu’il se passe.

Une amie essaie de se lever à son tour, je dis bien essaie car c’est comme si quelque chose la forçait à rester sur sa chaise. Je me lève, me dirige vers l’interrupteur et là rien, ça ne marche pas. Je vais pour ouvrir la porte de la chambre… Fermée… Impossible de l’ouvrir. Pourtant j’arrive à tourner la clé dans la serrure.

La panique me prend pour de bon. Je me dirige vers la fenêtre. Nous avions fermé les volets. Là encore impossible de les ouvrir…

Une des copines se met à pleurer, les garçons n‘en mènent pas large non plus…

Nous décidons d’arrêter la séance. Je demande à cet esprit de quitter les lieux et de repartir vers la lumière d’où il est venu. J’éteins la bougie, je retourne le verre…

Une des copines qui s’acharnait sur la poignée de la porte arrive à l’ouvrir au moment où j’éteins la bougie. Les volets peuvent à nouveau être ouvert.

Nous avons beaucoup de mal à nous calmer, cet air froid est toujours bien présent.

Personne n’ose bouger ni quitter la chambre. On reste se regarder, on débarrasse les petits morceaux de papier. Puis la bougie se rallume… A ce moment bien précis je crois que tout le monde comprend que ce n’est pas une farce.

Cette bougie, plusieurs d’entre nous essaient de l’éteindre, sans succès. Puis, ce vent dans la chambre. On ne comprend pas pourquoi cet esprit continue alors que l’on a retourné le verre.

Il y a des bruits étranges dans les murs… La moitié de mes amis quitte la chambre en courant. Nous aurions dû tous en faire autant.

Il y avait un très grand tableau accroché sur le mur de ma chambre. Nous sommes restés pétrifiés quand nous avons vu ce tableau bouger, se mettre de travers. A plusieurs reprises j’essaie de le remettre droit, rien à faire… A chaque fois, il bouge d’environ 45 degrés…

Cette histoire commence à m’énerver et je le dis à voix haute quand tout à coup j’ai cette sensation de recevoir une claque. Les deux amis qui étaient restés dans la pièce assistent à cette scène. Je reste abasourdie… Quelques minutes plus tard une de mes amies s’approche de moi et me dis « regarde ton visage dans le miroir ». Je m’approche du miroir et constate une trace rouge sur ma joue, une trace de main…

Alors là, c’en ai trop, nous décidons de quitter la pièce.

La porte de la chambre se ferme devant nous… Nous voilà enfermé dans ma propre maison…

Les rideaux de la fenêtre bougent, nous distinguons quelque chose de très flou… Puis surtout cette présence que nous sentons très bien.

Un grand courant d’air, la porte s’ouvre.

Je crois que je n’ai jamais descendu des escaliers aussi vite !

Nous sommes toujours à trois, devant la maison, sur le trottoir. J’ai une de mes amies qui nous demande de regarder la fenêtre de la chambre. Les rideaux bougent, nous apercevons une forme, grise, pixelisée, qui nous regarde ou plutôt qui nous nargue…

Ce jour là, j’ai déclenché certaines choses… J’ai su par la suite que je n’avais rien fait comme il le fallait… Le verre, je n’aurai pas du le retourner mais le casser… J’ai permis à cet esprit malin de s’approprier mon espace. Un intrus bien difficile à éliminer…

Si seulement cet épisode m’avait donné une bonne leçon…

Vendredi 13

iStockphoto

Les vendredi 13… Je déteste ces jours là.

Depuis un certain vendredi 13 mars 1992. J’ai 14 ans et depuis le début de la semaine je ne suis pas du tout dans mon assiette. Mal au ventre, envie de vomir. Petit tour aux urgences, verdict, appendicite…

L’opération est prévue ce vendredi 13… Coïncidence ou pas, ma chambre porte le numéro 13 et l’intervention est prévu à 13 heures…

L’intervention est plus longue que prévue, le chirurgien a eu du mal a trouvé l’appendice. Il a du ouvrir plus grand. Je me souviens encore, 7 agrafes, 6 points…

Quelque chose déjà à l’époque ne tournait pas rond dans mon ventre…

Je me remets très difficilement de cette opération. Plus les jours passent, plus j’ai mal… Il y a quelque chose qui cloche.

Je rentre chez moi, quelques jours encore de convalescence puis le retour au collège. Ce matin de rentrée, je suis encore plus mal, n’arrive pas à me tenir droite. Puis là, un liquide coule le long de ma jambe et sort de mon pansement.

Mon père paniqué de voir tout ce pue, m’envoie aux urgences. Je revois encore les infirmiers me mettre sur un brancard et une aide soignante suivant le brancard avec sa serpillière…  Beaucoup trop d’agitation autour de moi, des ordres donnés, des gens qui courent. Moi à moitié dans les vapes…

Je vois arriver un médecin avec un coton tige de plus de 20 cm de long. Qu’est ce qu’ils vont faire avec ça ??? Là je me dis c’est un film d’horreur, ils ne vont pas faire ça. Non, moi consciente jamais ils le feront ! Obligé de m’attacher pour pas que je ne bouge, ce médecin appuie sur mon ventre tout meurtri et rouvre la cicatrice à vif. Pas d’anesthésie… Pas le temps, le pue est en train de passer dans le sang…

Puis je vois s’enfoncer ce coton tige dans mon ventre… Je n’ai pas vraiment mal mais je me demande comment un tel truc pouvait rentrer en totalité dans mon corps ?

Ensuite le trou noir, je me suis peut-être évanouie…

Je suis restée avec cette cicatrice de plus de 10 cm ouverte pendants des semaines pour que l’abcès se résorbe tout doucement… Pas de fils ni d’agrafes, juste quelques straps…

Mauvais souvenir auquel je repense à chaque fois que je regarde mon ventre…

Depuis je hais les vendredi 13. Il y a toujours une appréhension, une peur qu’il se passe quelque chose de grave.

Deuxième frayeur qui m’a marqué, un accident de la route.

Vendredi 13 Juin 1997. Je suis en voiture. Je m’arrête dans un virage pour laisser la voiture devant moi tourner dans une rue à gauche. Un bref regard dans le rétro pour apercevoir une voiture qui arrive très vite, beaucoup trop vite… Un millième de seconde plus tard c’est le choc… Moi à l’arrêt et cette voiture qui roulait à 120 km/h au lieu de 70… Le choc est violent !

Ma petite voiture est toute cassée, l’autre voiture aussi d’ailleurs ! Un petit jeune qui venait d’avoir son permis 2 semaines plus tôt…

Résultat des courses, traumatismes, une bosse sur le front, mal aux poignets, colonne vertébrale déplacée, inversée au niveau du cou, bref le coup du lapin classique… Hôpital, radio, minerve pendant plusieurs semaines.

Le conducteur de l’autre voiture, rien bien évidemment !

Je lui en ai tellement voulu ce jour là, j’avais tellement de haine pour ce jeune inconscient…

Je lis dans le journal 1 mois plus tard, accident mortel en sorti de discothèque. Monsieur intel, sorti de route, conduite trop rapide… Et paf.

Comme quoi son premier accident ne lui a pas servi de leçon, malheureusement…

Je n’aime pas les Vendredi 13…Alors je ne dis pas que tous les vendredi 13 sont catastrophiques mais bien souvent il m’arrive des trucs bizarre !

Par contre aujourd’hui, pour la première fois j’ai plutôt appris une bonne nouvelle. La tendance s’est peut-être enfin inversée ?

Je suis très superstitieuse, je suis peut-être trop en attente de l’événement mauvais qui pourrait se produire, je ne sais pas…Pourtant toutes les choses que j’ai vécu chaque vendredi 13 n’était pas prévisibles et encore moins rassurants… Je ne me dis pas non plus qu’il faut que je me terre chez moi ce jour là ! J’essaye de vivre ce jour comme un autre, avec je l’avoue, un petit besoin de protection quand même.

Et vous, comment vivez-vous ce jour ? Etes vous plutôt superstitieux ou est-ce un jour ordinaire ? Comment s’est passée votre journée ?

Transe…

Il m’arrive de plus en plus souvent, lors de consultations de voyance, de ressentir les sentiments de la personne qui me demande de l’aide.

C’était déjà le cas lorsque j’avais la personne en face de moi. Rentrer dans son intimité, ressentir les douleurs, les souffrances du passé, du présent mais aussi les joies et les moments de pur bonheur.

Cela me provoque des frissons, la chair de poule, bien souvent une envie de pleurer… Que l’événement soit positif ou négatif, tout passe par ces larmes qui viennent sans que je les contrôle. Gênant lorsque la personne est assise en face de moi !

Mes consultations par mails étaient jusqu’à présent, plus étouffées dans les sentiments. Même si j’ai beaucoup de ressentis par rapport à certaines situations, j’arrivais à contrôler ses émotions. Puis en général, mes flashs restaient assez flou ou ne représentaient pas d’émotions particulières, en tout cas pas aussi fortes…

Jusqu’à présent…

Alors j’écris peut-être ce billet parce que je suis encore dans l’émotion… Je ne sais pas…

Cette après midi, je travaille sur une consultation par mail. Une voyance affective. Je commence à connaître la personne, elle vient me demander de l’aide de temps en temps.

Dès le début, cette personne m’a touché, troublée par cette sensibilité qu’elle dégage sur la photo qu’elle m’a envoyé.

Je commence donc ma consultation, tirage de tarots… Interprétation de la première lame, immédiatement une étrange sensation m’envahit, puis des phrases, des sons, des images, des lieux, des détails me sont apparus. J’ai rarement eu des flashs aussi nets et précis qu’aujourd’hui pour une voyance par mail…

On pourrait dire que mes ressentis sont dus au fait que je commence à connaître l’histoire de cette femme, mais cette transe que j’ai eu correspond à l’avenir et non au passé…

Les tarots ne m’étaient plus d’aucune utilité… Plus j’essayais de les interpréter, moins j’y arrivais et plus les flashs étaient puissants. Je n’ai pas eu d’autre choix que d’essayer de décrire à cette personne ce que je vivais en direct. Dans un sens j’aime avoir ce genre de flash qui me permets de décrire un lieu ou une situation sauf que là, je suis entrée directement dans son intimité, sa vie privée, sa vie émotionnelle et amoureuse…

Qui dit amour dit émotion, sentiment, passion, violence, douleur, souffrance… J’ai eu l’impression de vivre certaines scènes de sa vie privée à sa place… Quelque part je luttais pour ne pas franchir certaines limites, ne pas rester spectatrice et encore moins être actrice…

Entre ressentir cet amour si puissant, un amour qui nous prend aux tripes, qui nous donne des ailes, ce besoin de tout faire et de tout donner pour l’autre et cette façon à contrario de faire souffrir l’autre car on n’assume pas entièrement cet amour ou de faire souffrir l’autre de peur justement de le faire souffrir…

La complexité du sentiment amoureux…

J’ai envoyé cette prédiction dans un état second… Déconnectée de ma réalité, bouleversée d’être passée de l’autre côté… Des larmes dans les yeux et des sanglots dans la gorge…

Comment dois-je faire pour vivre avec ces sensations? Pour rester à ma place? Pour ne pas vivre la vie d’une autre? Même quelques secondes… Ce soir j’en ai encore des flashs mais je le ressens maintenant comme si je l’avais rêvé…

Cette intrusion s’est évaporée, restent les questions…

Ma fée…

Ma fée

Je me lève ce matin avec le sentiment que je ne suis pas seule dans la chambre. Je ressens une toute petite présence nichée à côté d’une commode. Cette sensation me procure une certaine chaleur et un certain bien-être, ce qui m’apaise immédiatement. Je sais que je n’ai rien à craindre de ce petit être.

9h… Ma Fée boit son biberon sur mes genoux, assise sur le bord de mon lit, comme tous les matins.

Depuis quelques temps ma Fée demande à regarder son album photo. Elle reconnaît maman, papa, Caly (son chat), bref tout son entourage familiale… Puis quand elle se voit en photo, elle ne dit pas « Lily » mais « Bébé ».

Depuis tous les enfants qu’elle voit c’est « bébé ».

Il y a une photo d’elle posée sur une étagère dans la chambre.

Ce matin, sur mes genoux, elle me montre en pointant du doigt cette photo en disant « bébé ! ». Puis tourne la tête et pointe son doigt vers la commode en prononçant « bébé ! »… Elle me regarde, refixe le cadre « bébé ! » et me remontre du doigt l’angle du meuble « bébé ! ». Elle tend son biberon vers cet invisible petit être et se met à rire. Elle me regarde à nouveau et me redit encore une fois « bébé ! » tout en ayant son doigt pointé vers la commode, l’air de dire « maman, regarde le bébé, là ! » Ca va durer cinq bonnes minutes. Photo, commode, « bébé ».

Quelque part ce manège m’amuse. Je me dis encore une fois que ma Fée voit ce que beaucoup ne voit pas ou ne voit plus…

Depuis sa naissance, il y a trop de petits signes qui m’obligent à constater qu’elle a hérité d’un certain don. Je ne sais pas si elle va le garder. Avec l’âge les choses nous échappent…

Toujours est-il que ce matin, il n’y avait pas que moi à sentir cette petite présence blottie dans la chambre. Mais une fois ce manège fini, cette sensation s’est évaporée. Je n’ai aucune idée d’où venait cet esprit ni ce qu’il voulait mais je crois que ma Fée à réussi a l’aidé avec ses mots et ses gazouillis de petite fille de 20 mois…

Le meilleur comme le pire

Après avoir découvert mon don de voyance, je m’amuse à tirer les cartes à mon entourage.

Petits tests pour voir jusqu’où je peux aller sans faire d’erreurs dans mes interprétations.

Je me mets à étudier des jeux différents mais revient toujours à mon jeu de prédilection, le jeu classique de 32 cartes.

Je fréquente toujours mon amie « C ». Elle étudie aussi certains jeux mais sans résultats très probants.

Nous avons 16 ans et nous sommes attirées par tout ce qui touche au paranormal… Avec quelques ami(e)s, nous testons les séances de spiritismes (j’en reparlerai dans de prochains billets) qui nous foutaient bien la trouille ! Certains, pour se rassurer, préféraient dire que l’un d’entres nous faisait bouger le verre…

Je baigne donc, à cette époque, dans un climat de tentations et de peurs. Tenter de savoir et comprendre ce qu’il y a dans l’au-delà et peur de ne rien contrôler de ces séances, de voir et subir des choses qu’on aurait jamais dû demander à voir…

La mère de « C » consulte régulièrement une voyante. Une grand-mère qui vit dans la campagne profonde des Côtes d’Armor. Pas de rendez-vous, chacun vient voir cette dame et attend son tour dans sa cuisine qui ne désemplit pas.

Un jour,  » C » me dit qu’elle va voir cette voyante avec sa mère et me propose de venir avec elles. Histoire qu’elle confirme mon don en quelque sorte. Le jour est fixé, malheureusement au dernier moment j’ai un empêchement, je suis extrêmement déçue… Nous trouvons la solution d’une photo que je remets à « C ». Comme ça, même si je ne suis pas présente, la voyante pourra peut-être dire quelque chose à mon sujet.

Les jours passent, je ne pense plus vraiment à ce rendez-vous manqué. Mon amie m’en reparle le week-end suivant. Quand j’y repense, j’aurai dû tilter. Le fait de ne pas avoir de nouvelles de « C » dans la semaine aurait dû me mettre la puce à l’oreille vu qu’on ne passait pas un jour sans se téléphoner…

Elle commence à me raconter ce que cette dame lui a annoncé. « C » était impressionnée par les détails qu’elle avait eu et par cette consultation en général. Je vois bien qu’elle en parle avec un certain recul. Comme si elle n’osait pas tout me raconter. Je dois alors lui poser la question « Qu’à t’elle vu sur moi? »

« C » me raconte alors qu’elle a bien montré ma photo mais que la voyante en y jetant un simple coup d’oeil, lui a répondu, en reculant de sa chaise, « Non ! Je ne dirai rien sur elle ! Enlevez moi cette photo ! ». « C » et sa mère, ne comprenant pas une telle réaction, essaient d’ en savoir plus. La dame cherchant son calme, leur explique qu’en fait dans un flash, elle m’a vu en tant que « maître de séance ». Elle raconte qu’en effet, j’ai bel et bien un don, de voyance, mais aussi de médium, ce qui me permettrait de rentrer en contact avec l’autre côté. Le problème, c’est que je n’en ai aucun contrôle, aucune expérience et encore moins de protection. Elle met donc en garde « C » et sa mère « Cette jeune fille est comme moi ! Mais elle est capable du meilleur comme du pire ! ».

Je reste la bouche ouverte en écoutant « C » me raconter tout ça… Le coeur qui palpite un peu trop fort, une sorte de nausée…

« C » n’en a pas su plus sur ce : « Elle est capable du meilleur comme du pire ». J’ai constaté quelques mois plus tard, qu’en effet, j’avais un certain pouvoir sur l’autre monde et qu’il était temps que je prenne une décision. A savoir, quelle voie prendre? Celle du bien ou celle du mal…

Il me faudra malgré tout plusieurs d’années d’errances entre les forces du bien et du mal pour comprendre que ce don devait être mis au service des gens qui en ont besoin et non pour provoquer des choses qui doivent être faites naturellement.

Chaque action à son retour…Et le choc peut être fatal…

Je persiste à croire que le mal est bien plus puissant que le bien et qu’il faut le connaître pour essayer de le combattre… J’en ai aujourd’hui les cicatrices, mais je crois que je suis sur la bonne voie…

Le temps qui passe

Ça y est, c’est la rentrée.
Petit brin de nostalgie en repensant à la tranquillitée que j’ai pu avoir ces deux dernières semaines.
Un besoin de penser à autre chose, ne pas avoir de « visiteurs », ne rien ressentir, vivre normalement…Profiter de la vie.
Mais voilà, tout a une fin !
Ce retour de vacances sonne comme un retour à la réalité. Ma réalité.
Beaucoup de questions en suspens, auxquelles je dois répondre.
Laissons les sensations revenir, les intuitions, les rêves et les visions…

Coupable…Innocent ?!

Suite à certains billets concernant la tuerie de Nantes, je tiens de nouveau à signaler que Xavier Dupont de Ligonnès est présumé innocent tant que la justice n’a pas tranché.

Tout ce qui est écrit ici relève de mes ressentis.

Ce blog est pour moi un exutoire, me permet d’évacuer mes discussions avec l’au-delà et mes intuitions.

Voilà tout est dit !

La découverte de mon don

Je devais avoir 16 ans.

Il a fallu attendre l’adolescence pour que je prenne conscience qu’en plus d’être médium, j’étais aussi voyante.

Petite, je sentais certaines présences, je m’y étais habituée. Puis ce n’était pas du tout régulier. Ado, me voilà plongée dans un autre monde, où les flashs que je voyais finissaient toujours par se produire…sur du plus ou moins long terme. Un autre domaine qu’il fallait que j’apprivoise. Un autre test de la part de là-haut ?

J’ai compris que j’avais le don de lire l’avenir un après midi avec ma meilleure amie. Je l’appellerai « C » pour préserver son identité. Je connais C depuis le collège, c’est-à-dire depuis l’âge de 11 ou 12 ans. Tout de suite nous sommes devenues amies. C vient d’arriver dans cette ville et il se trouve qu’elle habite à 100 m de chez moi, ce qui facilite le dialogue.

Nous fréquentons un bar, où nous retrouvons nos ami(e)s. Ce jour là, elle arrive toute souriante avec, dans un sac, un livre et un jeu de carte, classique jeu de 32.

Nous parlons depuis longtemps de voyance et de l’au-delà, c’est quelque chose qui la passionne et qui l’intrigue. Puis le fait de savoir que depuis toute petite j’ai des « contacts », nous en parlons librement.

Donc cette après midi là, assise à une table, face à face, elle me montre le livre et me dit « j’ai trouvé ça, on va essayer, puis si ça marche pas tant pis, on rigolera ! Et de toute façon j’ai envie d’apprendre ! » Je lis le titre du livre : « Comment tirer les cartes, le tarot de Lydia. »

Je me mets à rire, je lui demande si ça ne la dérange pas de faire ça dans cet endroit ? Et puis zut, on connaît tout le monde, on s’en fou des réflexions, on est pas là pour se prendre au sérieux. On se lance.

Je la laisse commencer, vu son état d’excitation ! Je tire le nombre de cartes indiqué dans le bouquin, de la main gauche, puis elle cherche la signification de chacune des lames dans son foutu livre. Elle m’annonce des choses, surtout sur les garçons ! Bref rien de bien concret. En tout cas on rit ! Beaucoup !

Puis vient mon tour. Elle bat les cartes, coupe en deux, je les étale devant moi puis lui demande d’en tirer 8 et encore 8. Et là… la révélation, avant de prendre le livre pour regarder la signification, je me rends compte qu’il y a des choses qui me viennent, comme si les cartes me montraient ce que je devais voir. C s’aperçoit qu’il y un truc de bizarre, on redevient sérieuse. Puis je lui explique ce que je ressens en voyant ces cartes, ce qui me vient en tête. Elle reprend le bouquin, que finalement je n’ai pas ouvert, pour me lire à voix haute le résumé de chacune de ces 16 cartes. On se regarde, dans un silence. Pas besoin de se dire quoi que ce soit, ce que je lui ai dit à l’instant, elle l’a relu dans son livre…

Il s’avérera que ce premier tirage était juste. Quelques semaines plus tard elle commença à en voir les résultats…

S’enchaînèrent quelques tirages, au début juste pour rire, pour voir si ça marche encore cette fois. Et oui, encore cette fois, ça se réalise…Je n’ai jamais eu besoin d’apprendre la signification d’aucune carte de ce jeu. Il reste encore aujourd’hui mon tarot préféré, qui me permet de créer la connexion entre le consultant et moi. Juste le début d’une histoire…

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